Consulado General del Perú en Montreal

 

TREKKING ET HAUT MONTAGNE AU PEROU

 

 

TREKKING ET HAUTE MONTAGNE AU PEROU

LES MONTAGNES DU PÉROU 

 

Le Pérou est synonime de montagnes. Vu d’ une perspective aérienne, le Pérou ressemble à un papier froissé aux dimensions colossalles. Ceci, gràce à la magnifique présence de la Cordillère des Andes qui s’ étend tout au long du territoire péruvien comme une épine dorsale de rochers et de neige qui modèle sa géographie et avec elle, son paysage et ses gens.

 

Les Andes se déploient tout au long du Pérou et forment la plus grande concentration de sommets du continent américain : un système complexe de chaînes montagneuses ou de petites cordillères –environ une vingtaine– couronneés par un millier de pics qui dépassent les 5,000 mètres d’altitude, ainsi que d’une trentaine qui dépassent les 6,000 mètres.

 

Les chaînes montagneuses les plus connues sont la Cordillère Blanche et la Cordillère Huayhuash, dans le département d’Ancash; Vilcanota et Vilcabamba, au Cusco; Carabaya à Puno; Chila en Arequipa; La Viuda à Lima et Pariacaca à Junin.

La présence de la Cordillère des Andes est tellement importante qu’il est presque impossible d’imaginer un seul paysage au Pérou sans penser à des collines qui dominent l’ horizon.

 

La Cordillère des Andes, à part le fait de diviser le territoire péruvien en deux régions bien distinctes, agit comme “divortium aquarium”. Autrement dit, cela signifie que ses sommets permettent que l’eau des pluies ou celle qui provient du dégel des glaciers se dirigent vers deux directions diamétralement opposées: l’océan Pacifique vers l’ouest et le bassin de l’ Amazone vers l’ est.

 

L’emplacement géographique d’une grande partie de la Cordillère, qui se trouve légèrement au sud de la ligne équatoriale, a une incidence déterminante sur les caractéristiques de ses montagnes. Les Andes péruviens constituent, en grande mesure, une chaîne montagneuse tropicale et leurs sommets, bien que couverts de  neiges éternelles, jouissent des conditions propres aux zones tropicales. Le climat est influencé par deux facteurs : les vents tièdes et humides en provenance de la forêt amazonniene et les courants froids en provenance du Pacifique. Ces deux facteurs se combinent et produisent une saison pluvieuse (entre les mois de novembre et avril) caracterisée par des fortes précipitations et des orages de neige pendant l'après-midi, et une saison sèche (entre les mois de mai et octobre) avec des jours ensoleillés et des nuits extrêmement froides et sèches, dans lesquelles la température est souvent inférieure à –5º C.

 

Les sommets les plus hauts des Amériques se trouvent dans les Andes péruviens, à l’exception de quelques uns qui se trouvent au nord de l’Argentine et du Chili. Parmi ces sommets on relève notamment le Huascarán (6,768 mètres d’altitude), la montagne la plus haute du Pérou; le Yerupajá (6,634 mètres d’altitude), le sommet le plus haut du bassin amazonien; et l’Alpamayo (5,947 d’altitude), considéré comme la montagne la plus belle du monde lors d’un concours qui a eu lieu en Allemagne en 1960.

Le Pérou compte aussi des chaînes montagneuses, presque vierges, qui constituent des lieux de grand intérêt pour les amateurs des activités à plein air et des sports de montagne. Ces lieux uniques présentent une succession impressionante de paysages, ainsi qu’une flore et une faune sylvestres exceptionnelles : la “puya” Raimondi, par exemple, plante qui présente la plus grande inflorescence du monde (plus de 10,000 fleurs) et qui fleurit tous les 80 ou 100 ans pour ensuite mourir ; des forêts de “queñual” qui se trouvent presqu’ au bord de la neige ; des “yaretas” millénaires qui ne grandissent que d’un millimètre par an ; des troupeaux de vigognes, animaux qui possèdent la laine la plus fine du monde; des condors majestueux qui dominent le ciel et des dizaines de minuscules colibris qui imitent les couleurs de l’arc-en-ciel.

 

A ces attractions s’ ajoutent les cultures des bergers et des agriculteurs des Andes, qui ont conservé leurs traditions millenaires de respect des montagnes, les “Apus” sacrés ou divinités tutélaires des altitudes. Nous vous invitons à les parcourir.

 

TREKKING DE MONTAGNE

 

Le Pérou est un véritable paradis pour les personnes qui aiment voyager à pied. Presque toute la “Sierra” (montagne), en incluant les vallées, les plateaux et les cordillères, présentent des circuits de trekking qui ont des degrés de difficulté tres variés. Néanmoins, les circuits “decouverts” comme routes de trekking commercial ne sont pas très nombreux.

C’est -à- dire que tout le reste de la montagne est une voie inexploitée en attente de  ceux qui souhaitent parcourir les chemins magiques des Andes péruviens, avec leur extraordinnaire réseau de sentiers précolombiens, leurs quelques 15,000 lacunes, les canyons les plus profonds de la planète, des glaciers et des pics enneigés, des bois et des cascades, de beaux villages et surtout les gens les plus hospitaliers que vous pouvez imaginer. Il y a des chemins tellement profonds qu’ils se  perdent dans des abîmes à couper le souffle, des chemins en zigzag qui ressemblent à des gigantesques serpents qui se déplacent tout au long des cordillères, de vastes plateaux qui semblent se perdre dans l’ immensité du désert, ainsi que d’autres sentiers occultes et imperceptibles dans la végétation touffue de la forêt amazonienne. Les chemins du Pérou vous offrent des possibilités infinies et, bien sûr, de nombreuses combinaisons, idéales pour des voyageurs avec des niveaux d’exigence et d’ expérience les plus variés.

 

 

Chemin Inca à Machu Picchu

 

Plus de 23,000 kilomètres ont été construits par les Incas en Amérique du Sud. Une tranche de ces chemins constitue la route de trekking la plus fréquentée du Pérou et peut-être une des routes parmi les plus spectaculaires des Amériques. Chaque année, il y a environ 25,000 voyageurs du monde entier qui parcourent à pied ce chemin extraordinnaire, long de 43 kilometres, en pierre, construit par les Incas et qui mène jusqu’ à l’inextricable citadelle de Machu Picchu dans la forêt montagneuse du Cusco.

 

Le parcours commence à Qorihuayrachina, à la hauteur du kilomètre 88 de la voie ferrée Cusco-Quillabamba. Tout au long de la  route, environ trois ou quatre jours de marche en ardue traversée par une gamme impressionnante de gradients d’altitude, des climats et des écosystèmes : du plateaux froids des Andes (appelés la “puna”) jusqu’aux bois de brume. L’on doit franchir deux passages qui se trouvent à grande altitude (le plus élevé   c’est le Warmiwanuska à 4,200 mètres d’altitude) avant d’arriver a l’Inti Punko ou Porte de l’ Inca qui constitue l’accès magique à Machu Picchu. Une des principales attractions de cette route c’est le réseau d’emplacements faconnés dans le granite qui se trouvent tout au long du chemin Wiñay Wayna - Phuyupatamarca. Ces emplacements se trouvent dans des paysages naturels d’une beauté saisissante. La nature exhubérante avec des centaines  d’espèces d’orchydées, des oiseaux multicolores et des paysages de rêve, constituent le complément idéal de cette route, indispensable pour les voyageurs.

De nombreuses agences de tourisme offrent des paquets pour cette route (y compris aliments, équipements de camping et porteurs). Pour les personnes qui souhaitent organiser des excursions à leur gré, il est possible de compter avec le service de porteurs dans les communautés de Chilca et Wayllabamba. Ces porteurs demandent des sommes modiques pour porter les équipages et les aliments. Il est nécessaire de se munir d’un équipement complet de camping ainsi que d’eau potable. L’administration de Machu Picchu demande US$ 15 par personne à titre du maintien de la route (le billet inclut le droit d’ entrée dans le  sanctuaire). Il y a des toilettes ainsi qu’un refuge pour les voyageurs à Wiñay Wayna, localité d’où l’on peut contempler les “andenes” (culture en terrasses) les plus spectaculaires du Pérou.

 

Cordillère Blanche

 

“Une grande mer de montagnes”,  “le Chamonix des Andes” ce sont quelques -unes des expressions des voyageurs qui visitent ces lieux. La Cordillère Blanche, située à 410 kilomètres au nord-est de Lima (5 ou 6 heures en voiture et 7 ou 8 heures en bus), constitue la chaîne montagneuse tropicale la plus haute du monde. Elle s’étend sur 180 kilomètres en direction nord-sud et sépare le versant occidental du versant oriental des Andes. Elle est d’accès facile grâce à une route goudronnée que l’on prend à Pativilca (à 210 kilomètres au nord de Lima) et qui conduit jusqu’ au pittoresque Callejón de Huaylas. Tous les ans, la Cordillère Blanche reçoit des milliers de voyageurs désireux de franchir ses beaux sommets ou de parcourir ses paysages spectaculaires. Pratiquement toute la Cordillère est protégée par le Parc National Huascarán. Ce dernier est un paradis de sommets enneigés, 663 glaciers, 269 lacs couleur d’émeraude, 41 rivières et 33 sites archéologiques. La flore et la faune sylvestres constituent une attraction supplémentaire :  environ 800 espèces de plantes fleurissent, parmi lesquelles on relève la “puya” Raimondi; des vieux bois de “queñual” et des cactus que l’on ne peut rencontrer que dans cette cordillère. Il y a aussi des condors andins, des vigognes, des pumas, des “tarucas” ou cerfs andins, ainsi que plus d’ une centaine d’ espèces d’ oiseaux.

 

La Cordillère Blanche compte une quantité infinie de circuits de trekking. Il y en a, néanmoins, quelques uns qui jouissent d’une reconnaissance mondiale: c’est le cas, par exemple, du chemin qui traverse la profonde vallée de Santa Cruz, qui est peut-être le circuit le plus fréquenté. Ce circuit commence à la localité de Cashapampa et se termine dans la profonde vallée de Llanganuco, au  bord même de ses lacunes couleur

d’émeraude. Le parcours prend environ entre quatre et cinq jours. D’autres circuits fréquentés sont : le tour de l’Alpamayo, périple spectaculaire vers les sommets enneigés qui prend environ douze jours: la vallée profonde de Los Cedros, route qui permet d’observer les montagnes du secteur nord du Parc Huascarán pendant un parcours de quatre jours ; Llanganuco - Portachuelo, circuit simple de courte durée (une journée et demie environ) et la vallée profonde de Quilcayhuanca, circuit à pente douce qui demande à peu près deux jours de marche.

 

Lama Trek Olleros-Chavín

 

Le Lama Trek représente une intéressante et nouvelle façon de faire du trekking. Le Lama Trek fait partie du projet “Lama 2000”, singulière initiative entreprise par un groupe de paysans du Callejón de Huaylas et par l’Association d’Auxiliaires de Montagne du secteur Olleros-Chavín, association qui a pour but celui de promouvoir l’écotourisme en Ancash par le biais du maintien des moeurs traditionnelles. Le lama et l’alpaca, bêtes de somme originaires des Andes péruviens, sont la clef pour attirer l’attention des voyageurs à travers un parcours par des sentiers qui sont parmi les plus spectaculaires de la Cordillère Blanche et du Parc National Huascarán.

 

La route commence à Olleros (30 kilomètres au sud de Huaraz), localité pittoresque dans laquelle les lamas vont être chargés avec l’équipement nécessaire pour le parcours. Tout au long des quatre jours de marche l’ on traverse par des parages naturels de grande beauté où l’on peut admirer les monts enneigés Shaqsha (5,703 mètres d’altitude), Cashan (5,686 mètres d’altitude) et Tuctupunta (5,343 mètres d’altitude).  En outre, les voyageurs peuvent participer,  eux aussi, des moeurs et des traditions des paysans des localités comme celle de Shongo (où l’on trouve des monolithes sacrés imposants, appelés “huancas”) ou celle de Ñuñupata.

 

La route se termine devant Chavín de Huántar, spectaculaire site archéologique qui fut un centre administratif et cérémonial très important de la première culture précolombienne du Pérou. Ce site fait partie du Patrimoine Culturel de l’Humanité suite à la déclaration faite par l’UNESCO en 1985. Avec ses dizaines de constructions en pierre polie, ses places, ses galeries souterraines, ses singulières têtes sculptées taillées dans la pierre et ses stèles lithogravées, Chavín constitue un arrêt obligatoire pour les personnes qui voyagent à travers cette région.

 

Cordillère Huayhuash

 

Elle est située à peu près à 50 kilomètres au sud de la Cordillère Blanche et à 250 kilomètres au nord-est de Lima. Huayhuash est considerée comme une des chaînes montagneuses les moins connues du monde et, à la fois, comme une des plus belles. Elle s’étend tout au long de 30 kilomètres avec une orientation nord-sud et compte un chapelet de pics enneigés de grande beauté, parmi lesquels on relève le Yerupajá, ainsi que des lacunes glacières vraiment splendides (Carhuacocha, Jahuacocha et Mitucocha, entre autres). Le circuit de trekking, qui permet de la parcourir dans sa totalité en quelques douze journées de marche, est selon les experts un des circuits les plus spectaculaires de la planète. Pour s’ y rendre, il faut prendre un sentier qui commence à la localité de Chiquián (à 3,400 mètres d’altitude). C’est le seul chemin qui contourne entièrement la cordillère de Huayhuash. Après un parcours de deux journées on arrive jusqu’ au coeur même de cette cordillère. Pendant ce trajet il faut traverser par cinq passages à grande altitude. En contournant la cordillère par le nord on traverse par des hameaux bien pittoresques: Llamac, Pocpa, Huayllapa et Pacllón. Ces hameaux sont habités par des agriculteurs et des éleveurs. Puis, on poursuit le sentier par le versant oriental pour compléter finalement le circuit par le versant occidental.

Un circuit plus court (45 kilomètres) entre Chiquián et la lacune Jahuacocha commence par la traversée des villages de Llamac et de Pocpa et le retour se fait par Pacllón. Des montagnes extraordinnaires, des lacunes à l’eau cristalline, des troupeaux de lamas et d’ alpagas, des gens hospitaliers et, surtout, la nature dans son état presque originel, sont une sorte de trophée pour les personnes qui s’aventurent à decouvrir ce singulier circuit.

 

La Vallée du Colca

 

La “Vallée des Merveilles”, comme l’a appelée Mario Vargas Llosa, comprend toute une série de circuits de trekking de grande beauté. Ce n’est que très récemment que ces circuits ont été découverts par le tourisme d’aventure. La vallée du Colca est située à 150 kilomètres au nord de la ville d’ Arequipa. On s’ y rend par une route qui comprend un réseau pratiquement infini de chemins muletiers qui traversent les montagnes en reliant des hameaux coloniaux d’une beauté rare. A ceci s’ajoutent d’autres intérêts présentés par la route elle-même : l’ existence de belles lacunes, des formations de rochers érodés très singuliers et la présence d’une flore et d’une faune sylvestres uniques et abondantes, tel que le condor des Andes, les vigognes, les bois de “queñual” et des “yaretas” (plantes originaires de la région) centenaires. Néanmoins, l’attraction la plus importante au long de la route est constituée par la présence de volcans enneigés, dont quelques uns en pleine activité : Hualca Hualca (à 6,025 mètres d’altitude), Sabancaya (à 5,976 mètres d’altitude) et Ampato (à 6,288 mètres d’altitude), entre autres.

Depuis des temps immémoriaux le Colca a été le foyer des ethnies Collagua et Cabana, deux peuples issus des habitants Pucará des hauts plateaux et des habitants Quechua du Cusco, qui ont atteint un niveau de développement extraordinnaire en matière de génie hydraulique : le spectaculaire système d’ “andenes” ou cultures en terrasses qui  décorent les pentes abruptes de la vallée sont une preuve palpable du haut niveau technique atteint par ces agriculteurs exceptionnels.

 

Une des routes de trekking parmi les plus populaires du Colca est celle qui relie la localité de Cabanococha avec celle des Tapay. Le circuit prend environ deux ou trois jours et permet de s’épanouir devant des paysages impressionnants dans lesquels habitent des gens des ethnies Cabana, Cosnihua et Malata. De même, l’on y trouve de nombreux vestiges préhispaniques. Dans la ville d’Arequipa ainsi que dans la vallée du Colca (localités de Chivay  et Yanque) il est possible de louer les services de compagnies de tourisme qui proposent des tours organisés de trekking et des chevauchées. De même, il existe sur place des services de logement et de restauration pour tous les goûts et pour tous les budgets.

 

Le Tour de l’ Ausangate

 

Situé au coeur des Andes orientaux, au sud de la ville de Cusco, le mont Ausangate (6,333 mètres d’altitude) est considéré comme la principale divinité tutelaire     (Apu) des peuples du sud des Andes péruviens. L’accès à ce massif se fait par une route goudronnée qui va en direction d’Ocongate. Le circuit prend entre huit  et douze jours et demande de bonnes conditions physiques étant donné que l’ on traverse par des passages à grande altitude et que les conditions climatiques sont très variées.

 

Il y a des compagnies de trekking et de tourisme d’ aventure qui proposent ce circuit en partant de leurs sièges dans la ville de Cusco. Il est recommandé de prendre         les services d’une agence de tourisme expérimentée et de compter toujours sur l’aide de guides locaux. Parmi les attractions de cette route, hormis le cadre spectaculaire offert par le paysage des Andes, l’on rencontre un ensemble de villages quechuas, qui conservent leurs moeurs traditionnelles, et dans lesquels se prattique l’agriculture communale et le patûrage de camélidés.

 

Le Tour du Salcantay

 

Le Salcantay, mont situé à 6,271 mètres d’altitude, a été surnommé la “montagne magique”. Il se dresse dans la cordillère de Vilcanota et c’est un lieu extraordinnaire d’ où l’on peut avoir une vue panoramique de Machu Picchu. C’ est le point culminant d’un circuit de trekking qui combine –avec une magnificence sans égal– la majestuosité d’ un cadre naturel de grande beauté avec l’intérêt représenté par les vestiges préhispaniques les plus importants du monde : Machu Picchu et le Chemin Inca.

 

La route commence en parcourant l’ancien Chemin Inca, construit dans les rochers, qui conduit à la citadelle de Machu Picchu, en traversant  par un passage de la cordillère qui se trouve entre les monts Salcantay et Humantay à 5,917 mètres d’altitude. Le circuit se poursuit par la vallée profonde du fleuve Acobamba et débouche sur le site archéologique. Pendant le parcours les voyageurs peuvent avoir des vues uniques sur la plupart des plus beaux monts du Cusco: le Wayanay (5,464 mètres d’altitude), le Palcay (5,229 mètres d’altitude) et le Wakay Willka ou Verónica (5,750 mètres d’altitude). Ce dernier est situé de l’autre côté de la vallée de l’Urubamba. Il existe des compagnies de trekking et de tourisme d’aventure qui proposent ce circuit en partant de leurs sièges dans la ville de Cusco. Il est recommandé de prendre les services de guides locaux.

 

Trekking au délà des Montagnes

 

Les cordillères ou la complexe orographie ne constituent pas les seuls décors pour la prattique du trekking. Quelques endroits de la côte péruvienne combinent parfaitement l’immensité et l’apparente vacuité du désert avec les irrégularités des terrains de la côte, créant ainsi des cadres intéressants et de grande beauté pour les voyageurs. Tel est le cas, sans aucun doute, du désert de Paracas (à quelques 250 kilomètres au sud de Lima). Des plaines de salpêtre jaune, des dunes au sable fin, des falaises erodées par le vent et une mer extraordinnairement riche s’ajoutent aux grandes concentrations d’oiseaux de mer et de mammifères marins, pour créer un spectacle unique dans la côte péruvienne. La peninsule et la baie de Paracas sont traversées par une infinité de chemins carrossables. La plupart d’entre eux constituent des circuits de trekking de premier ordre.

 

A l’extrême nord se trouve Bayóvar et ses plages vierges, trésor naturel du département de Piura. De profondes vallées sillonnées par des fleuves qui renaissent tous les cinquante ans et qui modèlent le paysage avec une violence féroce, des bois de caroubiers tordus, des volées d’oiseaux migrateurs et un désert où règne le vent, constituent les attractions les plus singulières.

 

De l’autre côté des Andes, dans les pentes abruptes tournées vers l’est, qui sont baignées par les pluies qui arrivent constamment de la plaine amazonienne, se trouve la zone appelée “Ceja de Montaña” (rebord de la montagne).

C’est un territoire qui comprend des forêts impénétrables et qui est consideré comme un des derniers refuges d’une flore sylvestre très particulière  (orchydées, bromélias et fougères arborescentes) et des espèces animales uniques en danger de disparition (ours des Andes, cerf  nain, singe “choro” à la queue jaune). Ce territoire faisait partie du système de chemins précolombiens, réseau de chemins vaste et intrinqué qui permettait de relier la montagne avec la forêt vierge.

 

Une de ces routes conduit à la forteresse de Kuélap, enclave des habitants sachapuyas de la forêt amazonienne. Cette forteresse est renommée par ses extraordinnaires murailles en pierre calcaire construites pour la défense de la citadelle qui se trouve sur une crête rocheuse à 3,000 mètres d’altitude. Kuélap constitue l’attraction archéologique la plus importante du nord-est péruvien. Elle possède deux plateformes gigantesques superposées sur lesquelles se trouve un beau village. Ses dimensions (584 x 110 mètres) ainsi que ses caractéristiques permettent de comparer ce site à ceux de Sacsayhuamán et de Machu Picchu au Cusco.

 

Pour arriver à Kuélap il est recommandé de prendre l’avion à Chachapoyas (à 50 minutes par avion de Lima), étant donné que par la route il faudrait compter une journée entière en partant de Chiclayo, qui se trouve à 750 kilomètres de Lima. De Chachapoyas il faut prendre la route à Tingo,  dans la vallée de l’Utcubamba, et ensuite il faut monter 7 kilomètres par une route (non goudronnée) qui conduit jusqu’ à la forteresse. Il y a d’autres routes d’intérêt dans les Andes orientaux. Ce sont les chemins qui descendent vers l’orient de Cusco et de Puno et qui constituent des circuits spectaculaires, très peu connus par les amateurs de trekking.

 

 

ANDINISME AU PEROU

 

Ce sport de montagne trouve un cadre incomparable dans les Andes péruviens. De ce fait le Pérou constitue un véritable lieu d’ intérêt aux yeux des amateurs de cette pratique. Il y a d’ ailleurs plusieurs raisons : une concentration unique de montagnes (dans lesquelles il n’existe pas d’agglomerations de personnes pour faire des escalades), un climat agréable pendant presque toute l’année et un accès relativement facile dans des endroits qui sont néanmoins très éloignés du mouvement des villes. Une combinaison singulière qui fait que le Pérou soit une des destinations parmi les plus attrayantes aux yeux des gens qui font du sport de montagne dans le monde entier. Bien que le plus petit sommet du Huascarán (la montagne tropicale la plus haute du monde) fut atteint pour la première fois par l’Américaine Annie Peck et ses deux guides suisses en 1908, la pratique du sport de montagne ne démarre de façon décissive qu’ au debut des années 30. A cette époque, les premières expéditions de pionniers européens se lançaient dans l’ aventure de parcourir les Andes péruviens à la rechercche de nouveaux défis.

 

Depuis qu’en 1932 la fameuse expédition des autrichiens Borchers, Schneider et Kinzl atteint le sommet sud du Huascarán (6,768 mètres d’altitude), le plus haut du Pérou, les sommets péruviens ont été le cadre d’ ascensions de plus en plus nombreuses et spectaculaires.

 

Cordillère Blanche

 

La Cordillère Blanche, considerée comme la capitale péruvienne du sport de montagne, est située dans le versant oriental de la vallée du fleuve Santa, dans le Callejón de Huaylas. Elle compte le plus grand nombre de sommets enneigés, qui sont les plus élevés   et les plus beaux du pays. Parmi les sommets les plus importants on peut faire mention  des suivants : Huascarán (6,768 mètres  d’altitude); Huandoy, qui comprend trois sommets au dessus des 6,000 mètres, Chopicalqui (6,354 mètres) ; Chacraraju (6,112 mètres), Alpamayo (5,947 mètres) et Copa (6,118 mètres).

 

Parmi les avantages que présente cette cordillère il faut mentionner le climat (idéal pour les escalades entre les mois de mai et octobre) et la bonne accessibilité aux montagnes, situation qui permet d’atteindre plusieurs sommets dans un temps relativement court. Par ailleurs, les villes et les villages qui se trouvent aux pieds de la cordillère, offrent des guides, des porteurs, des services de secours et des équipements pour les escalades. Dans la ville de Huaraz, capitale du département d’Ancash, se trouvent de nombreux hôtels, des restaurants et une douzaine d’agences permanentes de voyages qui organisent des expéditions et des escalades. Bien qu’il existe un petit aéroport qui organise des vols charter, l’accès à Huaraz se fait par la route : au départ de Lima par l’autoroute Panamericana Sud, il faut avancer 210 kilomètres jusqu’ à Pativilca et ensuite il faut faire 200 kilomètres en montant vers les hauts plateaux (5 à 6 heures au total).

D’autres villages situés aux pieds de la cordillère vous offrent de nombreux services pour les escalades. Carhuaz est un de ces villages, sorte de carrefour et de relai avec      les autres villages du Callejón de Conchucos. Yungay est le point de départ des excursions qui vont en direction des merveilleuses lacunes de Llanganuco dans le Parc National Huascarán. De même, Caraz est un village plein de fleurs qui jouit d’ un climat très agréable.

 

Cordillère Huayhuash

 

“La plus splendide des cordillères péruviennes”. C’est ainsi qu’elle est appellée par les personnes qui en ont fait l’escalade. Le sommet de cette chaîne, la montagne enneigée Siula Grande, fut atteint par une expédition autrichienne en 1936. Le plus haut sommet, le Yerupajá, fut atteint pour la première fois en 1950 par une expédition organisée par l’Université de Harvard. Huayhuash a une douzaine de grands pics dont l’ascension est très difficile, compte tenu de la fréquence des avalanches. Parmi ses sommets les plus connus on peut faire mention de : Yerupajá (6,634 mètres d’altitude), Yerupajá Chico (6,121 mètres d’altitude), Jirishanca (6,094 mètres d’altitude), Siula Grande (6,344 mètres d’altitude), Rondoy (5,879 mètres d’altitude), Ninachanca (5,807 d’altitude) et Rasac (6,017 mètres d’altitude). L’escalade à ces sommets se fait généralement en partant de la localité de Chiquián (360 kilomètres au nord-est de Lima), qui est un endroit idéal pour faire le provisionnement en vivres. Dans les villages Llamac, Pocpa et Pacllón, qui se trouvent dans les environs, il est possible de louer les services de guides et de porteurs. De même, il est possible d’organiser des expéditions en partant de la ville de Huaraz, qui se trouve dans les alentours.

 

Sommets d’ Arequipa

 

Arequipa est synonime de volcans, de montagnes enneigées, de ciel bleu et de pampas interminables. Arequipa est appellée aussi “Ciudad Blanca” (Ville Blanche) du fait de ses constructions en pierre de taille volcanique.  Arequipa est une ville qui se trouve enclavée dans les contreforts occidentaux de la cordillère et c’est le point de départ pour la réalisation d’une série d’ascensions avec des degrés de difficulté très variés. Toutes ces ascensions sont marquées par une rare combinaison de paysages de grande beauté, des accès faciles et une composante culturelle de valeur indéniable. Les sommets de ses volcans avaient été choisis par les anciens habitants péruviens comme lieux de sacrifices humains en honneur de leurs divinités. C’est le cas, par exemple, de “Juanita”, momie récemment découverte, qui fut une demoiselle inca. Celle-ci a été trouvée dans le sommet du mont Ampato, dans un état de conservation surprenant.

 

Le volcan Misti (5,825 mètres d’altitude)  c’est la montagne emblématique d’ Arequipa. Son ascension, plus qu’ une escalade, implique un parcours de deux jours en traversant des terrains mous et avec une pente très prononcée. La route d’ascension la plus frequentée commence dans la ville et va vers Tambo Inca et le camp Nido de Aguilas (Nid d’Aigles). On atteint le sommet au bout du deuxième jour. Chachani (6,075 mètres d’altitude) c’est le deuxième volcan, en ordre de grandeur, qui domine la ville. On peut s’ y rendre par un sentier spectaculaire qui monte vers la Pampa de Arrieros (Pampa de Muletiers).

La vallée du Colca (à quatre heures d’ Arequipa) présente elle aussi des sommets d’une grande beauté qui jouissent de la préférence des amateurs des sports de montagne. Parmi les volcans les plus importants se trouvent les suivants:  Ampato (6,288 mètres d’altitude) et Sabancaya (5,976 mètres) ainsi que la montagne enneigée Hualca Hualca (6,025 mètres). Enfin, dans la vallée de Cotahuasi se trouve le sommet Coropuna (6,425 mètres), son plus beau sommet, à partir duquel on peut avoir une vision panoramique exceptionnelle de la région. On y accède en partant de la lacune Pallarcocha qui se trouve à deux jours de voyage par voie terrestre en partant d’ Arequipa.

 

Dans la ville d’ Arequipa il y a des compagnies de tourisme d’aventure qui fournissent des renseignements concernant l’accès à ces sommets ainsi qu’ à bien d’autres. De même, ces agences peuvent fournir des aides logistiques et de coordination avec les guides et les porteurs locaux.

 

Cordillère Vilcanota

 

La Vallée Sacrée des Incas, située à 60 kilometres au sud de Cusco, comprend une succession de villages pittoresques, de nombreux sites archéologiques, des champs agricoles soigneusement labourés où pousse une variété de “maïs géant”, ainsi qu’un

climat exceptionnel. Parmi ses centres d’intérêt les plus importants il faut signaler leurs montagnes, qui constituent des lieux idéaux pour la pratique du trekking et des sports de montagne. Les sommets des monts Chicón, Wakay Wilka (appelé aussi Pumasillo ou Verónica), Pitusiray, Sawasiray, Terijway et Sunchubamba se trouvent parmi les principaux sommets de la cordillère de Vilcanota.

Dans les villages de la vallée (Yucay, Urubamba, Ollantaytambo) il y a de nombreux hôtels et restaurants. De même, vous pouvez trouver des porteurs et des guides. La plupart des entreprises touristiques qui organisent des expéditions et des escalades se trouvent dans la ville de Cusco.

 

Zone Montagneuse Centrale

 

La Sierra (zone montagneuse) centrale et son versant occidental en particulier, présentent quelques hauts pics enneigés, splendides, qui se distinguent bien dans leurs propres chaînes montagneuses. C’ est le cas des pics Rajuntay (5,247 mètres d’altitude) et Pariacaca (5,750 métres d’altitude) qui se trouvent dans la zone montagneuse de Lima et du Huagurunchu (5,785 mètres d’altitude), qui est une sorte de colosse qui domine la ville minière de Cerro de Pasco, au département de Pasco. Il s’agit de pics majestueux qui présentent des accès relativement faciles et des routes qui permettent de s’ y rendre sans grandes difficultés.

 

Le problème reste néanmoins le manque d’ infrastructure ainsi que l’absence de guides experimentés et de porteurs. Le climat de cette région est semblable à celui de l’ensemble des Andes, avec une saison de pluies entre les mois de novembre et mai et une saison sèche entre les mois de juin et septembre, qui est la période idéale pour mener à bien des ascensions.

 

 

SCALADE DE ROCHER

 

 

Chemin Inca à Machu Picchu

 

Plus de 23,000 kilomètres ont été construits par les Incas en Amérique du Sud. Une tranche de ces chemins constitue la route de trekking la plus fréquentée du Pérou et peut-être une des routes parmi les plus spectaculaires des Amériques. Chaque année, il y a environ 25,000 voyageurs du monde entier qui parcourent à pied ce chemin extraordinnaire, long de 43 kilometres, en pierre, construit par les Incas et qui mène jusqu’ à l’inextricable citadelle de Machu Picchu dans la forêt montagneuse du Cusco.

 

Le parcours commence à Qorihuayrachina, à la hauteur du kilomètre 88 de la voie ferrée Cusco-Quillabamba. Tout au long de la  route, environ trois ou quatre jours de marche en ardue traversée par une gamme impressionnante de gradients d’altitude, des climats et des écosystèmes : du plateaux froids des Andes (appelés la “puna”) jusqu’aux bois de brume. L’on doit franchir deux passages qui se trouvent à grande altitude (le plus élevé   c’est le Warmiwanuska à 4,200 mètres d’altitude) avant d’arriver a l’Inti Punko ou Porte de l’ Inca qui constitue l’accès magique à Machu Picchu. Une des principales attractions de cette route c’est le réseau d’emplacements faconnés dans le granite qui se trouvent tout au long du chemin Wiñay Wayna - Phuyupatamarca. Ces emplacements se trouvent dans des paysages naturels d’une beauté saisissante. La nature exhubérante avec des centaines  d’espèces d’orchydées, des oiseaux multicolores et des paysages de rêve, constituent le complément idéal de cette route, indispensable pour les voyageurs.

De nombreuses agences de tourisme offrent des paquets pour cette route (y compris aliments, équipements de camping et porteurs). Pour les personnes qui souhaitent organiser des excursions à leur gré, il est possible de compter avec le service de porteurs dans les communautés de Chilca et Wayllabamba. Ces porteurs demandent des sommes modiques pour porter les équipages et les aliments. Il est nécessaire de se munir d’un équipement complet de camping ainsi que d’eau potable. L’administration de Machu Picchu demande US$ 15 par personne à titre du maintien de la route (le billet inclut le droit d’ entrée dans le  sanctuaire). Il y a des toilettes ainsi qu’un refuge pour les voyageurs à Wiñay Wayna, localité d’où l’on peut contempler les “andenes” (culture en terrasses) les plus spectaculaires du Pérou.

 

Cordillère Blanche

 

“Une grande mer de montagnes”,  “le Chamonix des Andes” ce sont quelques -unes des expressions des voyageurs qui visitent ces lieux. La Cordillère Blanche, située à 410 kilomètres au nord-est de Lima (5 ou 6 heures en voiture et 7 ou 8 heures en bus), constitue la chaîne montagneuse tropicale la plus haute du monde. Elle s’étend sur 180 kilomètres en direction nord-sud et sépare le versant occidental du versant oriental des Andes. Elle est d’accès facile grâce à une route goudronnée que l’on prend à Pativilca (à 210 kilomètres au nord de Lima) et qui conduit jusqu’ au pittoresque Callejón de Huaylas. Tous les ans, la Cordillère Blanche reçoit des milliers de voyageurs désireux de franchir ses beaux sommets ou de parcourir ses paysages spectaculaires. Pratiquement toute la Cordillère est protégée par le Parc National Huascarán. Ce dernier est un paradis de sommets enneigés, 663 glaciers, 269 lacs couleur d’émeraude, 41 rivières et 33 sites archéologiques. La flore et la faune sylvestres constituent une attraction supplémentaire :  environ 800 espèces de plantes fleurissent, parmi lesquelles on relève la “puya” Raimondi; des vieux bois de “queñual” et des cactus que l’on ne peut rencontrer que dans cette cordillère. Il y a aussi des condors andins, des vigognes, des pumas, des “tarucas” ou cerfs andins, ainsi que plus d’ une centaine d’ espèces d’ oiseaux.

 

La Cordillère Blanche compte une quantité infinie de circuits de trekking. Il y en a, néanmoins, quelques uns qui jouissent d’une reconnaissance mondiale: c’est le cas, par exemple, du chemin qui traverse la profonde vallée de Santa Cruz, qui est peut-être le circuit le plus fréquenté. Ce circuit commence à la localité de Cashapampa et se termine dans la profonde vallée de Llanganuco, au  bord même de ses lacunes couleur d’émeraude. Le parcours prend environ entre quatre et cinq jours. D’autres circuits fréquentés sont : le tour de l’Alpamayo, périple spectaculaire vers les sommets enneigés qui prend environ douze jours: la vallée profonde de Los Cedros, route qui permet d’observer les montagnes du secteur nord du Parc Huascarán pendant un parcours de quatre jours ; Llanganuco - Portachuelo, circuit simple de courte durée (une journée et demie environ) et la vallée profonde de Quilcayhuanca, circuit à pente douce qui demande à peu près deux jours de marche.

 

Lama Trek Olleros-Chavín

 

Le Lama Trek représente une intéressante et nouvelle façon de faire du trekking. Le Lama Trek fait partie du projet “Lama 2000”, singulière initiative entreprise par un groupe de paysans du Callejón de Huaylas et par l’Association d’Auxiliaires de Montagne du secteur Olleros-Chavín, association qui a pour but celui de promouvoir l’écotourisme en Ancash par le biais du maintien des moeurs traditionnelles. Le lama et l’alpaca, bêtes de somme originaires des Andes péruviens, sont la clef pour attirer l’attention des voyageurs à travers un parcours par des sentiers qui sont parmi les plus spectaculaires de la Cordillère Blanche et du Parc National Huascarán.

 

La route commence à Olleros (30 kilomètres au sud de Huaraz), localité pittoresque dans laquelle les lamas vont être chargés avec l’équipement nécessaire pour le parcours. Tout au long des quatre jours de marche l’ on traverse par des parages naturels de grande beauté où l’on peut admirer les   monts enneigés Shaqsha (5,703 mètres d’altitude), Cashan (5,686 mètres d’altitude) et Tuctupunta (5,343 mètres d’altitude). En outre, les voyageurs peuvent participer,  eux aussi, des moeurs et des traditions des paysans des localités comme celle de Shongo (où l’on trouve des monolithes sacrés imposants, appelés “huancas”) ou celle de Ñuñupata.

 

La route se termine devant Chavín de Huántar, spectaculaire site archéologique qui fut un centre administratif et cérémonial très important de la première culture précolombienne du Pérou. Ce site fait partie du Patrimoine Culturel de l’Humanité suite à la déclaration faite par l’UNESCO en 1985. Avec ses dizaines de constructions en pierre polie, ses places, ses galeries souterraines, ses singulières têtes sculptées taillées dans la pierre et ses stèles lithogravées, Chavín constitue un arrêt obligatoire pour les personnes qui voyagent à travers cette région.

 

Cordillère Huayhuash

 

Elle est située à peu près à 50 kilomètres au sud de la Cordillère Blanche et à 250 kilomètres au nord-est de Lima. Huayhuash est considerée comme une des chaînes montagneuses les moins connues du monde et, à la fois, comme une des plus belles. Elle s’étend tout au long de 30 kilomètres avec une orientation nord-sud et compte un chapelet de pics enneigés de grande beauté, parmi lesquels on relève le Yerupajá, ainsi que des lacunes glacières vraiment splendides (Carhuacocha, Jahuacocha et Mitucocha, entre autres). Le circuit de trekking, qui permet de la parcourir dans sa totalité en quelques douze journées de marche, est selon les experts un des circuits les plus spectaculaires de la planète. Pour s’ y rendre, il faut prendre un sentier qui commence à la localité de Chiquián (à 3,400 mètres d’altitude). C’est le seul chemin qui contourne entièrement la cordillère de Huayhuash. Après un parcours de deux journées on arrive jusqu’ au coeur même de cette cordillère. Pendant ce trajet il faut traverser par cinq passages à grande altitude. En contournant la cordillère par le nord on traverse par des hameaux bien pittoresques: Llamac, Pocpa, Huayllapa et Pacllón. Ces hameaux sont habités par des agriculteurs et des éleveurs. Puis, on poursuit le sentier par le versant oriental pour compléter finalement le circuit par le versant occidental.

Un circuit plus court (45 kilomètres) entre Chiquián et la lacune Jahuacocha commence par la traversée des villages de Llamac et de Pocpa et le retour se fait par Pacllón. Des montagnes extraordinnaires, des lacunes à l’eau cristalline, des troupeaux de lamas et d’ alpagas, des gens hospitaliers et, surtout, la nature dans son état presque originel, sont une sorte de trophée pour les personnes qui s’aventurent à decouvrir ce singulier circuit.

 

La Vallée du Colca

 

La “Vallée des Merveilles”, comme l’a appelée Mario Vargas Llosa, comprend toute une série de circuits de trekking de grande beauté. Ce n’est que très récemment que ces circuits ont été découverts par le tourisme d’aventure. La vallée du Colca est située à 150 kilomètres au nord de la ville d’ Arequipa. On s’ y rend par une route qui comprend un réseau pratiquement infini de chemins muletiers qui traversent les montagnes en reliant des hameaux coloniaux d’une beauté rare. A ceci s’ajoutent d’autres intérêts présentés par la route elle-même : l’ existence de belles lacunes, des formations de rochers érodés très singuliers et la présence d’une flore et d’une faune sylvestres uniques et abondantes, tel que le condor des Andes, les vigognes, les bois de “queñual” et des “yaretas” (plantes originaires de la région) centenaires. Néanmoins, l’attraction la plus importante au long de la route est constituée par la présence de volcans enneigés, dont quelques uns en pleine activité : Hualca Hualca (à 6,025 mètres d’altitude), Sabancaya (à 5,976 mètres d’altitude) et Ampato (à 6,288 mètres d’altitude), entre autres.

Depuis des temps immémoriaux le Colca a été le foyer des ethnies Collagua et Cabana, deux peuples issus des habitants Pucará des hauts plateaux et des habitants Quechua du Cusco, qui ont atteint un niveau de développement extraordinnaire en matière de génie hydraulique : le spectaculaire système d’ “andenes” ou cultures en terrasses qui  décorent les pentes abruptes de la vallée sont une preuve palpable du haut niveau technique atteint par ces agriculteurs exceptionnels.

 

Une des routes de trekking parmi les plus populaires du Colca est celle qui relie la localité de Cabanococha avec celle des Tapay. Le circuit prend environ deux ou trois jours et permet de s’épanouir devant des paysages impressionnants dans lesquels habitent des gens des ethnies Cabana, Cosnihua et Malata. De même, l’on y trouve de nombreux vestiges préhispaniques. Dans la ville d’Arequipa ainsi que dans la vallée du Colca (localités de Chivay  et Yanque) il est possible de louer les services de compagnies de tourisme qui proposent des tours organisés de trekking et des chevauchées. De même, il existe sur place des services de logement et de restauration pour tous les goûts et pour tous les budgets.

 

Le Tour de l’ Ausangate

 

Situé au coeur des Andes orientaux, au sud de la ville de Cusco, le mont Ausangate (6,333 mètres d’altitude) est considéré comme la principale divinité tutelaire     (Apu) des peuples du sud des Andes péruviens. L’accès à ce massif se fait par une route goudronnée qui va en direction d’Ocongate. Le circuit prend entre huit et douze jours et demande de bonnes conditions physiques étant donné que l’ on traverse par des passages à grande altitude et que les conditions climatiques sont très variées.

 

Il y a des compagnies de trekking et de tourisme d’ aventure qui proposent ce circuit en partant de leurs sièges dans la ville de Cusco. Il est recommandé de prendre         les services d’une agence de tourisme expérimentée et de compter toujours sur l’aide de guides locaux. Parmi les attractions de cette route, hormis le cadre spectaculaire offert par le paysage des Andes, l’on rencontre un ensemble de villages quechuas, qui conservent leurs moeurs traditionnelles, et dans lesquels se prattique l’agriculture communale et le patûrage de camélidés.

 

Le Tour du Salcantay

 

Le Salcantay, mont situé à 6,271 mètres d’altitude, a été surnommé la “montagne magique”. Il se dresse dans la cordillère de Vilcanota et c’est un lieu extraordinnaire d’ où l’on peut avoir une vue panoramique de Machu Picchu. C’ est le point culminant d’un circuit de trekking qui combine –avec une magnificence sans égal– la majestuosité d’ un cadre naturel de grande beauté avec l’intérêt représenté par les vestiges préhispaniques les plus importants du monde : Machu Picchu et le Chemin Inca.

 

La route commence en parcourant l’ancien Chemin Inca, construit dans les rochers, qui conduit à la citadelle de Machu Picchu, en traversant  par un passage de la cordillère qui se trouve entre les monts Salcantay et Humantay à 5,917 mètres d’altitude. Le circuit se poursuit par la vallée profonde du fleuve Acobamba et débouche sur le site archéologique. Pendant le parcours les voyageurs peuvent avoir des vues uniques sur la plupart des plus beaux monts du Cusco: le Wayanay (5,464 mètres d’altitude), le Palcay (5,229 mètres d’altitude) et le Wakay Willka ou Verónica (5,750 mètres d’altitude). Ce dernier est situé de l’autre côté de la vallée de l’Urubamba. Il existe des compagnies de trekking et de tourisme d’aventure qui proposent ce circuit en partant de leurs sièges dans la ville de Cusco. Il est recommandé de prendre les services de guides locaux.

 

Trekking au délà des Montagnes

 

Les cordillères ou la complexe orographie ne constituent pas les seuls décors pour la prattique du trekking. Quelques endroits de la côte péruvienne combinent parfaitement l’immensité et l’apparente vacuité du désert avec les irrégularités des terrains de la côte, créant ainsi des cadres intéressants et de grande beauté pour les voyageurs. Tel est le cas, sans aucun doute, du désert de Paracas (à quelques 250 kilomètres au sud de Lima). Des plaines de salpêtre jaune, des dunes au sable fin, des falaises erodées par le vent et une mer extraordinnairement riche s’ajoutent aux grandes concentrations d’oiseaux de mer et de mammifères marins, pour créer un spectacle unique dans la côte péruvienne. La peninsule et la baie de Paracas sont traversées par une infinité de chemins carrossables. La plupart d’entre eux constituent des circuits de trekking de premier ordre.

 

A l’extrême nord se trouve Bayóvar et ses plages vierges, trésor naturel du département de Piura. De profondes vallées sillonnées par des fleuves qui renaissent tous les cinquante ans et qui modèlent le paysage avec une violence féroce, des bois de caroubiers tordus, des volées d’oiseaux migrateurs et un désert où règne le vent, constituent les attractions les plus singulières.

 

De l’autre côté des Andes, dans les pentes abruptes tournées vers l’est, qui sont baignées par les pluies qui arrivent constamment de la plaine amazonienne, se trouve la zone appelée “Ceja de Montaña” (rebord de la montagne).

C’est un territoire qui comprend des forêts impénétrables et qui est consideré comme un des derniers refuges d’une flore sylvestre très particulière  (orchydées, bromélias et fougères arborescentes) et des espèces animales uniques en danger de disparition (ours des Andes, cerf  nain, singe “choro” à la queue jaune). Ce territoire faisait partie du système de chemins précolombiens, réseau de chemins vaste et intrinqué qui permettait de relier la montagne avec la forêt vierge.

 

Une de ces routes conduit à la forteresse de Kuélap, enclave des habitants sachapuyas de la forêt amazonienne. Cette forteresse est renommée par ses extraordinnaires murailles en pierre calcaire construites pour la défense de la citadelle qui se trouve sur une crête rocheuse à 3,000 mètres d’altitude. Kuélap constitue l’attraction archéologique la plus importante du nord-est péruvien. Elle possède deux plateformes gigantesques superposées sur lesquelles se trouve un beau village. Ses dimensions (584 x 110 mètres) ainsi que ses caractéristiques permettent de comparer ce site à ceux de Sacsayhuamán et de Machu Picchu au Cusco.

 

Pour arriver à Kuélap il est recommandé de prendre l’avion à Chachapoyas (à 50 minutes par avion de Lima), étant donné que par la route il faudrait compter une journée entière en partant de Chiclayo, qui se trouve à 750 kilomètres de Lima. De Chachapoyas il faut prendre la route à Tingo,  dans la vallée de l’Utcubamba, et ensuite il faut monter 7 kilomètres par une route (non goudronnée) qui conduit jusqu’ à la forteresse. Il y a d’autres routes d’intérêt dans les Andes orientaux. Ce sont les chemins qui descendent vers l’orient de Cusco et de Puno et qui constituent des circuits spectaculaires, très peu connus par les amateurs de trekking.

 

Andinisme au Perou

 

Ce sport de montagne trouve un cadre incomparable dans les Andes péruviens. De ce fait le Pérou constitue un véritable lieu d’ intérêt aux yeux des amateurs de cette pratique. Il y a d’ ailleurs plusieurs raisons : une concentration unique de montagnes (dans lesquelles il n’existe pas d’agglomerations de personnes pour faire des escalades), un climat agréable pendant presque toute l’année et un accès relativement facile dans des endroits qui sont néanmoins très éloignés du mouvement des villes. Une combinaison singulière qui fait que le Pérou soit une des destinations parmi les plus attrayantes aux yeux des gens qui font du sport de montagne dans le monde entier. Bien que le plus petit sommet du Huascarán (la montagne tropicale la plus haute du monde) fut atteint pour la première fois par l’Américaine Annie Peck et ses deux guides suisses en 1908, la pratique du sport de montagne ne démarre de façon décissive qu’ au debut des années 30. A cette époque, les premières expéditions de pionniers européens se lançaient dans l’ aventure de parcourir les Andes péruviens à la rechercche de nouveaux défis.

 

Depuis qu’en 1932 la fameuse expédition des autrichiens Borchers, Schneider et Kinzl atteint le sommet sud du Huascarán (6,768 mètres d’altitude), le plus haut du Pérou, les sommets péruviens ont été le cadre d’ ascensions de plus en plus nombreuses et spectaculaires.

 

Cordillère Blanche

 

La Cordillère Blanche, considerée comme la capitale péruvienne du sport de montagne, est située dans le versant oriental de la vallée du fleuve Santa, dans le Callejón de Huaylas. Elle compte le plus grand nombre de sommets enneigés, qui sont les plus élevés   et les plus beaux du pays. Parmi les sommets les plus importants on peut faire mention  des suivants : Huascarán (6,768 mètres  d’altitude); Huandoy, qui comprend trois sommets au dessus des 6,000 mètres, Chopicalqui (6,354 mètres) ; Chacraraju (6,112 mètres), Alpamayo (5,947 mètres) et Copa (6,118 mètres).

 

Parmi les avantages que présente cette cordillère il faut mentionner le climat (idéal pour les escalades entre les mois de mai et octobre) et la bonne accessibilité aux montagnes, situation qui permet d’atteindre plusieurs sommets dans un temps relativement court. Par ailleurs, les villes et les villages qui se trouvent aux pieds de la cordillère, offrent des guides, des porteurs, des services de secours et des équipements pour les escalades. Dans la ville de Huaraz, capitale du département d’Ancash, se trouvent de nombreux hôtels, des restaurants et une douzaine d’agences permanentes de voyages qui organisent des expéditions et des escalades. Bien qu’il existe un petit aéroport qui organise des vols charter, l’accès à Huaraz se fait par la route : au départ de Lima par l’autoroute Panamericana Sud, il faut avancer 210 kilomètres jusqu’ à Pativilca et ensuite il faut faire 200 kilomètres en montant vers les hauts plateaux (5 à 6 heures au total).

D’autres villages situés aux pieds de la cordillère vous offrent de nombreux services pour les escalades. Carhuaz est un de ces villages, sorte de carrefour et de relai avec      les autres villages du Callejón de Conchucos. Yungay est le point de départ des excursions qui vont en direction des merveilleuses lacunes de Llanganuco dans le Parc National Huascarán. De même, Caraz est un village plein de fleurs qui jouit d’ un climat très agréable.

 

Cordillère Huayhuash

 

“La plus splendide des cordillères péruviennes”. C’est ainsi qu’elle est appellée par les personnes qui en ont fait l’escalade. Le sommet de cette chaîne, la montagne enneigée Siula Grande, fut atteint par une expédition autrichienne en 1936. Le plus haut sommet, le Yerupajá, fut atteint pour la première    fois en 1950 par une expédition organisée par l’Université de Harvard. Huayhuash a une douzaine de grands pics dont l’ascension est très difficile, compte tenu de la fréquence des avalanches. Parmi ses sommets les plus connus on peut faire mention de : Yerupajá (6,634 mètres d’altitude), Yerupajá Chico (6,121 mètres d’altitude), Jirishanca (6,094 mètres d’altitude), Siula Grande (6,344 mètres d’altitude), Rondoy (5,879 mètres d’altitude), Ninachanca (5,807 d’altitude) et Rasac (6,017 mètres d’altitude). L’escalade à ces sommets se fait généralement en partant de la localité de Chiquián (360 kilomètres au nord-est de Lima), qui est un endroit idéal pour faire le provisionnement en vivres. Dans les villages Llamac, Pocpa et Pacllón, qui se trouvent dans les environs, il est possible de louer les services de guides et de porteurs. De même, il est possible d’organiser des expéditions en partant de la ville de Huaraz, qui se trouve dans les alentours.

 

Sommets d’ Arequipa

 

Arequipa est synonime de volcans, de montagnes enneigées, de ciel bleu et de pampas interminables. Arequipa est appellée aussi “Ciudad Blanca” (Ville Blanche) du fait de ses constructions en pierre de taille volcanique.  Arequipa est une ville qui se trouve enclavée dans les contreforts occidentaux de la cordillère et c’est le point de départ pour la réalisation d’une série d’ascensions avec des degrés de difficulté très variés. Toutes ces ascensions sont marquées par une rare combinaison de paysages de grande beauté, des accès faciles et une composante culturelle de valeur indéniable. Les sommets de ses volcans avaient été choisis par les anciens habitants péruviens comme lieux de sacrifices humains en honneur de leurs divinités. C’est le cas, par exemple, de “Juanita”, momie récemment découverte, qui fut une demoiselle inca. Celle-ci a été trouvée dans le sommet du mont Ampato, dans un état de conservation surprenant.

 

Le volcan Misti (5,825 mètres d’altitude)  c’est la montagne emblématique d’ Arequipa. Son ascension, plus qu’ une escalade, implique un parcours de deux jours en traversant des terrains mous et avec une pente très prononcée. La route d’ascension la plus frequentée commence dans la ville et va vers Tambo Inca et le camp Nido de Aguilas (Nid d’Aigles). On atteint le sommet au bout du deuxième jour. Chachani (6,075 mètres d’altitude) c’est le deuxième volcan, en ordre de grandeur, qui domine la ville. On peut s’ y rendre par un sentier spectaculaire qui monte vers la Pampa de Arrieros (Pampa de Muletiers).

La vallée du Colca (à quatre heures d’ Arequipa) présente elle aussi des sommets d’une grande beauté qui jouissent de la préférence des amateurs des sports de montagne. Parmi les volcans les plus importants se trouvent les suivants:  Ampato (6,288 mètres d’altitude) et Sabancaya (5,976 mètres) ainsi que la montagne enneigée Hualca Hualca (6,025 mètres). Enfin, dans la vallée de Cotahuasi se trouve le sommet Coropuna (6,425 mètres), son plus beau sommet, à partir duquel on peut avoir une vision panoramique exceptionnelle de la région. On y accède en partant de la lacune Pallarcocha qui se trouve à deux jours de voyage par voie terrestre en partant d’ Arequipa.

 

Dans la ville d’ Arequipa il y a des compagnies de tourisme d’aventure qui fournissent des renseignements concernant l’accès à ces sommets ainsi qu’ à bien d’autres. De même, ces agences peuvent fournir des aides logistiques et de coordination avec les guides et les porteurs locaux.

 

Cordillère Vilcanota

 

La Vallée Sacrée des Incas, située à 60 kilometres au sud de Cusco, comprend une succession de villages pittoresques, de nombreux sites archéologiques, des champs agricoles soigneusement labourés où pousse une variété de “maïs géant”, ainsi qu’un

climat exceptionnel. Parmi ses centres d’intérêt les plus importants il faut signaler leurs montagnes, qui constituent des lieux idéaux pour la pratique du trekking et des sports de montagne. Les sommets des monts Chicón, Wakay Wilka (appelé aussi Pumasillo ou Verónica), Pitusiray, Sawasiray, Terijway et Sunchubamba se trouvent parmi les principaux sommets de la cordillère de Vilcanota.

Dans les villages de la vallée (Yucay, Urubamba, Ollantaytambo) il y a de nombreux hôtels et restaurants. De même, vous pouvez trouver des porteurs et des guides. La plupart des entreprises touristiques qui organisent des expéditions et des escalades se trouvent dans la ville de Cusco.

 

Zone Montagneuse Centrale

 

La Sierra (zone montagneuse) centrale et son versant occidental en particulier, présentent quelques hauts pics enneigés, splendides, qui se distinguent bien dans leurs propres chaînes montagneuses. C’ est le cas des pics Rajuntay (5,247 mètres d’altitude) et Pariacaca (5,750 métres d’altitude) qui se trouvent dans la zone montagneuse de Lima et du Huagurunchu (5,785 mètres d’altitude), qui est une sorte de colosse qui domine la ville minière de Cerro de Pasco, au département de Pasco. Il s’agit de pics majestueux qui présentent des accès relativement faciles et des routes qui permettent de s’ y rendre sans grandes difficultés.

 

Le problème reste néanmoins le manque d’ infrastructure ainsi que l’absence de guides experimentés et de porteurs. Le climat de cette région est semblable à celui de l’ensemble des Andes, avec une saison de pluies entre les mois de novembre et mai et une saison sèche entre les mois de juin et septembre, qui est la période idéale pour mener à bien des ascensions.

 

Scalade de rocher

 

L’escalade de rocher est une prattique qui a commencé a se développer dans les terres froides de la côte écossaise. Cette prattique est rapidement devenue une des activités sportives risquées qui a gagné le plus grand nombre d’adeptes dans le vieux continent pendant le siècle dernier. L’objectif  final des personnes qui faisaient les escalades n’était pas seulement celui d’atteindre les sommets d’une montagne ou d’un pic très élevé, mais de le faire d’une façon determinée. Le chemin choisi, plus que l’objectif à atteindre, a toujours été le but des efforts et non seulement le moyen de depasser un défi. Plus tard, avec les progrès technologiques, les équipements et les outils de sécurité, nécessaires à cette prattique, ont subi une grande transformation; ce qui a permis aux sportifs la réalisation d’escalades de plus en plus nombreuses et de meilleure qualité.

 

C’est pendant les années soixante que l’escalade de rocher a commencé rapidement a devenir populaire : en Californie les montagnes de granite sont devenues une sorte de sanctuaire aux yeux des amateurs de l’aventure menée à l’extrême. Ce n’est que dix ans plus tard que cette activité va se pratiquer au Pérou, pays qui offre un territoire prodigieux. Et ceci, en particulier, dans la Sierra (zone montagneuse) des départements de Lima, Cajamarca et Pasco. Compte tenu de la quantité de facteurs qui entrent en jeu dans la complexité d’ une route (type de terrain, pente, longueur), il est difficile d’ébaucher une classification qui pourrait unifier les différents objectifs. Néanmoins, le système denommé YDS (Yosemite Decimal System) jouit d’une grande acceptation à niveau internationnal. Ce système classifie les routes des escalades en prennant en considération les différents niveaux de difficulté. Ces niveaux sont représentés par des chiffres décimaux corrélatifs qui vont de 5.0 jusqu’ à 5.14. A cette classification s’ ajoutent des lettres (en ordre alphabétique de la A à la D) qui signalent un accroissement dans les niveaux d’exigence que demandent les routes  présentant des degrés supérieurs à 5.10. La route la plus difficile du monde –une falaise au sud de l’Allemagne– correspond au code 5.14D, alors qu’ au Pérou la route de Canchacalla est marquée avec le code 5.12D.

 

A tout cela il faut ajouter les niveaux de risque: les routes classifiées GP sont aptes à tout public; celles qui sont marquées R sont des routes restreintes, c’est à dire qu’elles peuvent impliquer des possibilités de lésions considérables; les routes classifiées X revêtent un danger de mort, et ceci, non seulement pour les personnes qui  font l’escalade, mais aussi pour leurs accompagnants. Plusieurs parois de l’étroit canon du Rimac (à Lima) ainsi que les rochers polis de Tinajani (à Puno), constituent des routes classiques codées R et X respectivement.

         

Lieux d’ Intérêt

 

Mis à part les routes d’escalade artificielle ou palestres (parois en béton construites expressement pour la réalisation de cette pratique) qui sont de plus en plus nombreuses dans les pubs et dans le cadre des festivals de sports d’aventure, il existe au Pérou quelques lieux qui possèdent des conditions excellentes pour faire de l’escalade de rocher à plein air. Les alentours de Lima, par exemple, offrent des cadres idéaux pour la prattique de ce sport. Dans le district de La Molina, presqu’ en pleine ville, se trouvent les parois de Camacho. De même, un peu plus à l’est de Lima se trouve Vichuya,  dans la vallée de Lurín. La vallée de la rivière Rimac, à Lima, présente elle aussi des lieux assez intéressants : Canchacalla, au kilomètre 46 de la route Centrale est –depuis plusieurs années– un lieu où il est possible de suivre des cours d’escalade ; enfin, Infiernillo, au kilomètre 67 de la même route est, peut –être, un des lieux parmi les plus accessibles et exigeants du pays.

 

En parcourant la côte sud par l’autoroute Panamericana Sud se trouvent les falaises de rocher sédimentaire de Bikini (au kilomètre 45), La Tiza (au kilomètre 60) et Paracas (au kilomètre 250). Ces falaises sont tournées vers le Pacifique sur des remparts qui ajoutent une touche d’aventure à une activité qui comporte déjà ses propres risques.

 

La région des Andes compte aussi d’excellentes formations rocheuses, idéales pour faire des escalades. C’est le cas de Cumbemayo, dans les alentours du département de Cajamarca; le bois de pierres de Tinajani d’Ayaviri, dans le département de Puno ; les parois de la vallée glacière de Llanganuco, dans le département d’Ancash et les formations de pierre du sanctuaire de Huayllay, dans le département de Pasco.

 

 

RECOMMANDATIONS ET RENSEIGNEMENTS UTILES

 

Emplacement Géographique et Climats du Pérou

 

Le Pérou se trouve dans la région centrale de

l’ Amérique du Sud. Ses côtes sont baignées par l’extremité ouest de l’océan Pacifique. Sa population est de 24 millions d’habitants et sa superficie est de 1.285.215 kilomètres carrés (superficie comparable à celle de l’ensemble des territoires de l’ Espagne, de la France et de l’Italie); de ce fait, le Pérou se trouve parmi les 20 pays les plus vastes du monde. Compte tenu de son emplacement géographique, ses côtes ont toujours été une sorte de lieu  de carrefour et  de relai des routes maritimes et d’échange au niveau de la région subcontinentale. En dehors de ces caractéristiques, le Pérou a la souveraineté jusqu’ à 200 milles maritimes, ainsi que des droits territoriaux sur une superficie de 60 millions d’ hectares dans l’ Antartique.

 

La Côte

 

En vertu de l’ effet du courant de Humboldt ainsi que de la présence des Andes à l’est, la côte se présente comme un désert vaste et aride dans lequel il ne pleut presque jamais. La région centrale et la région sud de la côte péruvienne ont deux saisons bien différenciées: une saison d’ hiver, entre les mois d’ avril et octobre et une saison estivale, entre les mois de novembre et mars. Pendant l’hiver, le ciel est souvent couvert par une couche de nuages assez dense. Il y a souvent de la “garúa”, espèce de bruine ou de pluie très fine. Bien que la sensation de froid,  est assez intense à cause du taux d’ humidité, la température est rarement inférieure à 12 degrés centigrades. Par contre, pendant l’ été, le soleil brille avec force et la température atteint souvent 30 degrés centigrades. Pour sa part, la région nord de la côte ne subit pas l’effet des eaux froides du courant de Humboldt, ce qui se traduit par des températures chaudes pendant toute l’ année et par presque 300 jours de soleil. En été la température atteint 35 degrés centigrades. La saison des pluies a lieu entre les mois de novembre et mars. Les pluies augmentent de façon considérable avec la présence du phénomène climatique provoqué par l’apparition du courant "El Niño".

 

La Zone Montagneuse

 

La Sierra présente deux saisons climatiques bien differenciées : une saison estivale entre les mois d’ avril et octobre, caractérisée par des journées ensoleillées, des nuits très froides, de fréquentes gêlés et l’absence de pluies (c’est donc la période idéale pour s’ y rendre) et une saison de pluies (mal denommée “hiver”) entre les mois de novembre et mars, période pendant laquelle les précipitations sont abondantes (elles dépassent en général les 1,000 millimètres). Une caractéristique de cette région est constituée par le fait que les changements de température sont très marqués tout au long d’une même journée. Par exemple, il est fréquent d’avoir des températures qui atteignent 24 degrés centigrades à midi et qui descendent jusqu’ à –3 degrés centigrades à l’aube. Par ailleurs, la Sierra a un climat sec et agréable, idéal pour le développement d’ une série de cultures.

 

La Forêt Amazonienne

 

La forêt amazonienne peut être divisée en deux parties: la Selva Alta ou “Ceja de Montaña” (la Haute Forêt amazonienne ou “rebord de la montagne”) au delà  de 700 mètres d’altitude, et la Selva Baja (Basse Forêt amazonienne) à moins de 700 mètres d’altitude. La Haute Forêt amazonienne a un climat subtropical et tempéré, avec des pluies abondantes entre les mois de novembre et mars (les précipitations atteignent parfois aux environs de 3,000 millimètres par an). Entre avril et octobre les journées sont ensoleillées. Les nuits sont toujours fraîches. La Basse Forêt amazonienne présente deux saisons climatiques bien différenciées, qui s’ accentuent en raison directe de la proximité ou de l’ éloignement par rapport à la ligne équatoriale. La saison d’ été entre les mois d’ avril et octobre (période idéale pour le tourisme) avec des journées ensoleillées et des températures assez elevées, qui dépassent souvent les 35 degrés centigrades. Pendant ces mois les  rivières diminuent leur débit et les routes deviennent transitables. La saison des pluies (entre novembre et mars) se caractérise par des averses assez fréquentes (il y en a au moins une par jour). Les routes se détériorent et les transports en souffrent les conséquences.

 

A la Forêt Amazonienne le taux d’ humidité est en général assez élevé et ceci, tout au long de l’année. Dans la région sud de la Forêt Amazonienne il se produisent éventuellement des abaissements de température (dénommés “friajes” ou “surazos”) : des fronts froids en provenance de l’extrémité sud du continent, entre mai et août  et qui font que la température descende jusqu’ à 8 ou 10 degrés centigrades.

 

Climat dans les Montagnes

 

Il est fréquent d’entendre dire que dans les chaînes montagneuses “il n’ y a pas de saisons qui se succèdent tout au long de l’année, mais que chaque jour comprend, par contre, les quatre saisons”. C’est ainsi que dans la Cordillère des Andes du Pérou le soleil brille pendant le matin et l’air est frais, ce qui équivaut à un climat de printemps. Vers midi la chaleur atteint sa plus grande intensité, a tel point qu’il est nécessaire de se mettre à l’ombre, comme en été. Pendant l’ après midi, les cumulus qui se sont formés pendant le matin atteignent leur apogée et le soleil tombe oblique comme en automne. Quand le soleil se couche (phénomène qui transcourt de façon très rapide dans les tropiques) il fait vraiment froid et c’ est comme si c’était l’ hiver.

 

Cette multiplicité de conditions climatiques est due à l’emplacement de la cordillère qui, tout en parcourant le territoire de nord au sud, sépare les vents tièdes et humides en provenance de l’orient amazonien des fronts froids en provenance de l’océan Pacifique. Le caractère tropical des Andes péruviens, conséquence de leur emplacement latitudinal dans le continent, nous renvoit à l’ existence de deux saisons climatiques bien différenciées tout au long de l’année : la saison sèche et la saison des pluies, avec de brusques changements entre l’une et l’ autre, à peine nuancés par de courtes périodes intermédiaires. Du fait de son emplacement dans l’ hémisphere sud, le Pérou se trouve en hiver quand l’Europe et

l’ Amérique du Nord se trouvent en été.

 

Mai à Septembre

 

C’ est la seule période pendant laquelle il est possible de faire des escalades en haute montagne. C’ est la saison sèche, qui coïncide avec l’ hiver, ce qui implique –du fait de sa proximité de l’ Equateur– qu’ il y ait entre 30 et 50 minutes de moins par rapport au temps moyen de lumière par jour. Il se produisent des gêlées dans des altitudes supérieures aux 4,000 mètres. Le meilleur mois c’ est juillet, étant donné que pendant le mois d’ août des vents froids en provenance du nord commencent à se présenter.

 

Septembre à Décembre

 

C’ est une période appropriée pour réaliser des ascensions à des sommets enneigés mineurs, ainsi que pour faire du trekking. C’est une période équivalente au printemps septentrional. La pluie commence à tomber de façon graduelle, généralement pendant l’après-midi, à conséquence des cumulus formés pendant le matin. Les précipitations sont très rapides, mais elles ne durent que quelques minutes. Il se  présentent parfois des tempêtes électriques. Très vite on revient à la normalité, avec un ciel bleu et des nuits etoilées.

 

Décembre à Mai

 

C’ est la saison des pluies. Il pleut presque tous les jours de façon torrentielle pendant l’après-midi. Ceci peut durer entre deux et trois heures, mais il peut y avoir occasionnellement des petites pluies prolongées. De la même façon qu’en saison sèche, les précipitations se présentent comme des tempêtes. Cette période n’est pas appropriée pour faire de l’andinisme. Ce n’ est que pendant les jours où il ne pleut pas qu’ il est possible de parcourir quelques vallées profondes, bien que les rivières qui sont presque sèches en hiver soient pratiquement infranchissables à cette période.

 

Distances

 

Il faut toujours demander aux habitants des renseignements à propos de l’état des chemins et de la difficulté de la route. Par contre, il faut se méfier des renseignements fournis par les habitants en ce qui concerne le temps et les distances, parce que leurs critères reposent bien souvent sur des appréciations subjectives. La réponse classique est : “ça se trouve tout près”, alors que le parcours peut signifier de nombreuses heures de marche dans des conditions difficiles et avec des côtes ou des pentes très pronnoncées.

 

Environnement

 

Il ne faut pas couper des plantes et il ne faut pas non plus faire du feu dans les forêts. De même, il ne faut pas modifier les signaux qui se trouvent dans les sentiers. Il est interdit de châsser et de pêcher pendant la saison sèche (fermeture de la pêche de la truite). Il est recommandé de faire toujours part aux autorités ou aux associations locales des accès que l’ on va faire dans les montagnes. Il ne faut jamais faire des ascensions ou du trekking sans compagnie. Il  ne faut pas laisser des résidus ou des déchets à la montagne. Le cas échéant cela pourrait provoquer des problèmes de pollution condidérables.

 

Conditions de Neige

 

Les cordillères des Andes subissent aussi la récession glaciale. Deux mètres de neige sont perdus chaque année, ce qui provoque des changements continnuels dans la physionomie des montagnes, dans leurs alentours, ainsi que dans les chemins et dans la façon de s’ y rendre. De grandes masses de seracs (blocs compacts de neige) se détachent de quelques montagnes. Les pluies, au delà des 4,500 mètres d’altitude, se présentent sous forme de neige. De manière générale, la neige des Andes adhère très bien sur des pentes importantes et a tendance à former des corniches dans les arêtes proches des sommets qui se trouvent dans la zone  opposée à la direction des vents Exceptionnellement, il est possible de trouver des corniches des deux côtés d’ une arête. Une autre caractéristique de cette région est constituée par la formation de parois enneigées qui présentent une structure échelonnée ou cannelée.

 

Du fait de se trouver dans l’hémisphère sud, les conséquences derivées de l’orientation des différentes faces des montagnes changent par rapport à celles que l’on observe dans la région septentrionale.

 

Faces nord. Elles sont les plus ensoleillées. On y trouve de la neige et de la glace transformées par l’action du soleil et du froid. C’est  dans ces faces que l’on trouve la meilleure neige pour les escalades.

 

Faces sud. Dans ces faces la neige, en général, ne se transforme pas, compte tenu de son manque d’exposition au soleil et du fait que les températures se maintiennent en dessous de zéro degrés. Les neiges molles abondent au début de la saison sèche (saison qui va de mai à septembre).

 

Faces est et ouest. C’ est une combinaison des deux états. Il est fréquent que lorsqu’ on se déplace par une arête avec une orientation est ou ouest, on puisse trouver des changements radicaux dans l’état de la neige.

 

Refuges

 

Les refuges en haute montagne sont quasiment inexistants au Pérou, sauf quelques exceptions: à la Cordillere Blanche il n’ existe qu’ un seul refuge bien conditionné situé à la fin de l’approximation du glacier Pisco. L’on trouve aussi des refuges à la lacune Parón (Ancash), propriété d’ une entreprise hydroélectrique ainsi que sur la route d’ ascension au volcan Misti (Nido de Aguilas) à Arequipa.

 

Sauvetages

 

Les sauvetages doivent être realisés par des guides hautement expérimentés. Dans les domaines de la Cordillère Blanche et de la Cordillère Huayhuash ces guides sont en coordination avec la Casa de Guías (Maison des Guides). C’est avec eux qu’ il faut prendre contact pour mener à bien les actions de recherche et de sauvetage. Le coût du service doit être abonné par la personne sinistrée ou par la famille de celle-ci. En cas d’ avoir besoin d’ un hélicoptère d’ appui, ce sont les autorités consulaires de chaque pays celles qui s’ occupent de faire les négociations concernant le montant du loyer de l’ hélicoptère, auprès de l’ Armée ou de la Force Aérienne. De façon générale il faut compter entre 3.000 et 5.000 dollars américains pour ce type d’ actions de sauvetage.

 

Graduations

 

On se sert, en général, de l’échelle UIAA de montagne qui repose sur des degrés de pente et de difficulté des  escalades (que ce soit en roche, en neige ou en glace).

 

Facile (F) : Pentes qui atteignent jusqu’ à 40 degrés en neige.

 

Peu difficile (PD) : Pentes qui atteignent jusqu’ à 45 degrés en neige, avec possibilité

d’ un court passage un peu plus difficile. Mixte ou rocher jusqu’au degré II.

 

Assez difficile (AD) : Pentes qui atteignent jusqu’ à 45 degrés en neige, avec possibilité d’ un long passage plus difficile. Mixte ou rocher jusqu’ au degre III.

 

Difficile (D) : Pentes qui atteignent jusqu’ à 55 degrés en neige, avec un ou deux longs passages en glace qui atteignent entre 60 et 70 degrés et de courts trajets un peu plus difficiles. Mixte ou rocher jusqu’ au degré IV.

 

Très difficile (TD) : Un grand nombre de longs passages atteignent 60 degrés en neige, avec un ou deux passages en glace qui vont entre 70 et 85 degrés ou de courts trajets un peu plus difficiles. Mixte ou rocher jusqu’ au degré V.

 

Extrémement difficile (ED) : De longs passages en ligne verticale sur glace. Mixte ou rocher jusqu’ au degré VI, avec possibilité de surface artificielle.

 

Exceptionnellement dificile (EX) : Itinéraire de grande envergure avec des difficultés alpines de degré VII. Passages longs et exposés.

 

 

Guides, Porteurs et Personnel de Montagne

 

Il existe une classification officielle et un niveau professionnel dans tous les métiers de montagne, qu’ ils soient temporaires ou permanents. Tout le personnel de montagne doit porter un carnet qui est délivré par le Ministère du Tourisme, par les Parcs Nationaux (Huascarán par exemple) ou par la Maison des Guides de Huaraz.

 

Guides de montagne : Il existe des guides de montagne associés et des guides indépendants (freelancers). Ces deux types de guides possèdent des certificats de cours specialisés. Ils ont une grande expérience et sont préparés pour faire des ascensions à la plupart des sommets. Le coût du service d’un guide est d’environ 60 dollars américains par jour, plus l’alimentation et le transport.

 

Guides de trekking : Ces guides n’ont pas forcément de l’expérience en matière d’ andinisme, mais ils connaissent très bien les chemins et les circuits de trekking. Normalement ils accompagnent les grands groupes, organisés par les agences de tourisme. Le coût du service de ces guides est d’environ 30 dollars américains par jour, plus l’alimentation et le transport.

 

Aspirants-Guides de montagne : Ce sont des personnes qui ont suivi les cours nécessaires pour devenir guides, mais elles se trouvent en période de pratique pendant un an. Officiellement, ces Aspirants-Guides de montagne sont empêchés de travailler sur des routes compliquées. Le coût de leur service est d’environ 40 dollars américains par jour, plus l’alimentation et le transport.

 

Porteurs de première catégorie : Ces personnes apportent leur aide aux andinistes dans des endroits qui sont innaccessibles aux bêtes de somme. Par règle générale ils n’ ont pas le droit de dépasser les 6,000 mètres d’altitude. Ils ont l’équipement nécessaire pour leur travail et ils une capacité extraordinnaire pour le dépassement d’obstacles et de conditions adverses. Néanmoins, l’équipement pour haute montagne doit leur être fourni par ceux qui demandent leur aide. Le coût du service de ces porteurs est d’environ 20 dollars américains par jour, plus l’alimentation et le transport.

 

Porteurs de seconde catégorie : Ces porteurs aident les personnes qui font de

l’ andinisme ou du trekking dans les endroits où le terrain ne permet pas le passage des bêtes de somme. Par contre, ils n’ accèdent pas aux zones où il y a de la neige. Le coût de leur service oscille entre 10 et 15 dollars américains par jour, plus l’alimentation.

 

Muletiers: Il s’agit des personnes les plus solicitées par les visiteurs des montagnes. Ils sont propriétaires des bêtes de somme et habitent dans les alentours des montagnes ou des routes les plus frequentées. Avec eux il faut négocier “in situ” leurs honnoraires. Dans des parcs comme celui du Huascarán leurs tarifs sont fixes (environ 5 à 8 dollars américains par jour et 4 dollars pour l’utilisation d’une bête). Ils doivent compter avec l’autorisation de travail correspondante. Il existe une règle communale qui signale que les muletiers ne travaillent que dans le domaine d’ influence de leurs localités. Il est nécessaire aussi de payer les muletiers pour leur retour dans les lieux d’origine, ainsi que pour leur alimentation.

 

Cuisiniers : Les cuisiniers sont aussi des travailleurs accrédités. Leur présence est très importante dans le cadre des expéditions, du fait qu’ il n’est pas facile de faire de la cuisine à plus de 4,000 mètres d’altitude. De façon générale ils aident avec l’achât des vivres et ils sont nombreux ceux qui possèdent l’équipement et les outils nécessaires. Le cuisinier a aussi une autre fonction: celle de surveiller le camp pendant que les voyageurs n’y sont pas présents. Le coût du service d’un cuisinier est

d’environ 5 à 8 dollars par jour, plus l’alimentation.

 

 

RÉPERTOIRE

D’INSTITUTIONS

 

Institutions Publiques

 

Consejo Nacional del Medio Ambiente

Av. San Borja Norte 226, Lima 41

Tél. : (511) 225-5370

(L-V : 8 : 45-14 : 45)

E-mail : conam@conam.gob.pe

 

Fondo Nacional para las Areas Naturales Protegidas por el Estado

Libertad 114 Of. 304, Lima 18

Tél. : (511) 444-0387, 446-6860

(L-V: 8 : 30-17 : 30)

E-mail : profonanpe@electrodata.com.pe

 

Instituto Geográfico Nacional

Av. Aramburú 1190, Lima 27

Tél. : (511) 475-3085, 475-3075

(L-V :  8 : 15-17 : 30)

E-mail : postmaster@ignperu.gob.pe

 

Instituto Nacional de Cultura

Av. Javier Prado Este 2465, Lima 41

Tél. : (511) 476-9873

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

 

Instituto Nacional de Recursos Naturales

(Patrimoine culturel)

Calle Diecisiete 355, Urb. El Palomar, Lima 27

Tél. : (511) 224-3298, 224-2858

(L-V: 9 : 00-17 : 00)

 

Dirección Nacional de Turismo 

(Ministerio de Industria, Turismo, Integración y Negociaciones Comerciales Internacionales)

(Informations Touristiques)

Calle Uno Oeste s/n, Edificio Mitinci, piso 15 Urb Córpac, Lima 41

Tél. : (51-1) 224-3347

E-Mail : dnt@mitinci.gob.pe

 

Policía de Turismo

(Police de Tourisme)

Av. Javier Prado Este 2464 (costado del Museo de la Nación), Lima 41

Tél. : (511) 225-8698, 225-8699

(L-D, 24 horas)

 

PromPeru

(Promotion touristique)

Edificio Mitinci, piso 13, Calle Uno Oeste, Urb. Córpac, Lima 27

Tél. : (551) 224-3118, 224-3125

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

Information Touristique: (551) 224-9355

E-mail : sit@promperu.gob.pe

 

Servicio de Protección al Turista

Calle La Prosa 138, Lima 41

Hotline (551) 224-7888 (24 horas)

Toll Free (en provincias del Perú):

(511) 0800-4-2579,

(L-V : 8 : 30-16 : 30)

E-mail : tour@indecopi.gob.pe

 

Vice Ministerio de Turismo

(Ministerio de Industria, Turismo, Integración y Negociaciones Comerciales Internacionales)

(Vice-Ministère de Tourisme)

Calle Uno Oeste s/n, Edificio Mitinci, piso 15 Urb Córpac, Lima 41

Tél. : (51-1) 224-3117, 224-3347 Anexo 212

(L-V : 8 : 30-17 : 30)

 

Associations de Tourisme

 

Asociación de Hoteles, Restauranttes y Afines

(Hôtels, Restaurants et Analogues)

Elías Aguirre 580, Lima 18

Hotline: (551) 444-4303

(L-V 9 : 00-18 : 00)

Email : ahora@maill2.viaexpresa.com.pe

 

Asociación Peruana de Agencias de Viaje

(Agences de Voyage)

Psje. Antonio Roca 121, Santa Beatriz, Lima 1

Tél. : (511)332-6692 433-1111

(L-V : 9 : 00-18 : 45, S : 9 : 00-13 : 00)

E-mail : apavit@ddm.com.pe

 

Asociación Peruana de Operadores de Turismo

(Tour-Opérateurs)

Bajada Balta 169, Dpto.203, Lima 18

Tél. : (511) 446-0422

(L-V : 9 : 00-17 : 00)

E-mail : apotur@amauta.rcp.net.pe

 

Asociación Peruana de Turismo

de Aventura y Ecoturismo

(Tourisme d'Aventure et Écotourisme)

Santander 170, Lima 18

Tél. : (551) 221-4283

(L-V : 9 : 00-13 : 00)

 

Cámara Nacional de Turismo

(Chambre Nationale du Tourisme) Santander 170, Lima 18

Tél. : (551) 221-4281, 4224515

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

E-mail : canatur@si.com.pe

 

Organisations de Conservation

 

Asociación Peruana para la

Conservación de la Naturaleza

Parque José Acosta 187, Lima 17

Tél. : (511) 264-0094, 264-0970

(L-V : 9 : 00-13 : 00, 14 : 00-17 : 00)

E-mail : apeco@datos.limaperu.net

 

Conservación Internacional

Chinchón 858-A, Lima 27

Tél. : (511) 440-8967, 440-3665

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

E-mail : CI-PERU@conservation.org.pe

 

Instituto de Montaña

Apartado 01, Alameda Grau 1028, Huaraz

Tél. : (5144) 72-1884, 72-5996

(L-V : 9 : 00-18 : 00).

E-mail : postmaster@tmi.org.pe

 

Perú Verde

Manuel Bañón 461, Lima 27

Tél. : (511) 440-2022, 422-8114

(L-V : 9 : 00-17 : 00) S (9 : 00-13 : 00)

E-mail : postmaster@peruverde.com.pe

 

ProNaturaleza

Jirón Córdova 518, Lima 18

Tél. : (511) 440-8205, 440-8308

(L-V : 9 : 00-13 : 00, 14 : 00-18 : 00)

E-mail : fpcn@mail.cosapidata.com.pe

 

Sociedad Peruana de Derecho Ambiental

Prolongación Arenales 437, Lima 27

Tél. : (511) 421-1394, 422-2720, 441-9171

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

E-mail : todos@spda2.org.pe

 

Fondo Mundial para la Naturaleza,

WWF-Lima

Av. San Felipe 720, Lima 11

Tél. : (511) 261-5300, 261-7701

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

E-mail : athy.wwsopp@mail.datos.limaperu.net

 

Associations, Fédérations Sportives et

Institutions Analogues

 

Andex Perú

Francisco Graña 522, Sta. Catalina, Lima 13

Tél. : (511) 475-8173

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

 

Asociación de Caminantes Tarpuy

Nicanor Arteaga 637, Lima 41

Tél. : (511) 578-0330, 578-3195

(L-V : 9 : 00-13 : 00, 15 : 00-18 : 00,

S : 9 : 00-13 : 00)

 

Asociación Peruana de Vuelo Libre

(Vol libre)

Joaquín Madrid 372, Lima 41

Tél. : (511) 992-7449, 475-9751

(L-V : 9.00-18.00)

E-mail : arak@perufly.com.pe

 

Casa de Guías de Huaraz

Parque Ginebra 28-G, Huaraz, Ancash

Tél. : (5144) 72-1811

(L-V : 9 : 00-18 : 00, S : 9 : 00-13 : 00)

 

Club Andino Peruano

Av. Dos de Mayo 1545, Of. 216, Lima 27

Tél. : (511) 221-4866

E-mail : andino–peruano@yahooo.com

 

Club de Andinismo de la

Universidad de Lima

Av. Javier Prado Este s/n, Lima 33

Tél. : (511) 437-6767, Anexo 30775

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

 

Club de Montañismo Américo Tordoya

Tarapaca 384, Lima 17

Tél. : (511) 460-6101, 431-1305

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

 

Llama 2000

Project PromPerú-Union Européenne

Edificio Mitinci, piso 14, calle Uno Oeste s/n, Urb. Córpac, Lima 27

Tél. : (511) 224-3408, 224-3122

(L-V : 9.00-18.00)

E-mail : Icoppin@promperu.gob.pe

 

Federación Peruana de Andinismo

y Deportes de Invierno

(Andinisme et Sports d'Hiver)

José Díaz s/n, cuadra 3, Lima 1

Tél. : (511) 424-0063

(L-V : 10 : 00-17 : 00)

 

Federación Peruana de Ciclismo

(Cyclisme)

Estadio Nacional s/n, Lima 1

Tél. : (511) 433-6646

(L-V : 9 : 00-13 : 00, 14 : 00-17 : 00)

E-mail : fpciclo@infomodem.com.pe

 

Federación Peruana de Caza Submarina

Actividades Acuáticas

(Chasse Sous-marine et Activités Aquatiques)

Estadio Nacional s/n, Lima 1

Tél. : (511) 433-6626

(L-V : 10 : 00-17 : 00)

E-mail : didimar@mail.cosapidata.com.pe

 

South American Explorers Club

Av. Portugal 146, Lima 5

Tél. : (511) 425-0142

(L-V : 9 : 30-17 : 00)

E-mail : montague@amauta.rcp.net.pe

 

Renseignements

 

Aeropuerto Internacional Jorge Chávez, Lima

Av. Faucett, s/n, Callao

Tél. : (511) 574-5529 (vols nationaux, 24 sur 24), (vols internationaux, 24 sur 24)

 

SATEL

(Météorologie)

Av. Enrique Palacios 155, Lima 18

Tél. : (511) 241-8085, 446-2253

(L-V :  8 : 30-17 : 30)

 

SENAMHI

(Météorologie)

San Martín de Porres 659, Lima 27

Tél. : (511) 361-0256

(L-V : 9 : 00-18 : 00)

 

Telefónica

Renseignements : 103

(L-D: 24 sur 24)

 

Services Méchaniques et de Remorque

 

Touring y Automóvil Club del Perú

(Lima, Trujillo, Chiclayo, Piura, Cusco, Arequipa, Cajamarca, Puno y Tacna).

Av. César Vallejo 699, Lima 14

Tél. : (511) 221-2432, 221-1050

(L-V : 8 : 30-17 : 30, S : 9 : 00-13 : 00)

Permis de conduire : L-V : 8 : 00-13 : 00

 

Triple A

Av. Javier Prado Oeste 1115, Lima 27

Tél. : (511) 421-3533, (511) 221-3966

(L-V : 9 : 00-19 : 00/ Services : L-D : 24 sur 24)

E-mail : triplea@peruhot.com.pe

 

Location de Véhicules *

 

Budget Rent a Car

Av. Canaval y Moreyra 569, Lima 27

Tél. : (511) 442-8703, 441-0493, 441-9458

(L-V : 8 : 30-18 : 00, S : 9 : 00-13 : 00)

E-mail : vdiaz@tci.net.pe

 

Hertz

Andrés Reyes 550, 2do. Piso, Lima 27

Tél. : (511) 442-4509, 442-4476, 442-4475

(L-V : 8 : 30-19 : 00, S : 9 : 00-16 : 00)

 

Inka's Rent a Car

Jr. Cantuarias 160, Lima 18

Tél. : (511) 445-5716, 447-9440

(L-V : 8. : 30-19 : 00, S : 9 : 00-17 : 00,

D : 9 : 00-12 : 00)

E-mail : inkasrc@mail.cosapidata.com.pe

 

National Car Rental

Av. España 449, Lima 1

Tél. : (511) 433-3750, 222-2020

(L-V : 8 : 30-17 : 30, S : 8 : 30-12 : 00)

E-mail : national@correo.dnet.com.pe

 

Mitsui Rent a Car

Av. Javier Prado Este 6042, Lima 12

Tél. : (511) 349-2000, 348-1788

(L-V : 9 : 00-18 : 00, S : 9 : 00-13 : 00)

 

                IMPORTANT: Les permis de conduire internationaux ont une validité de 30 jours, comptés à partir de la

date d’ entrée dans le territoire péruvien. Au bout de cette période il est nécessaire de les échanger par un permis de conduire locale, soit dans les bureaux du Touring Club ou dans ceux du Ministère des

Transports. Pour l’ obtention du permis il faut bien compter une journée entière pour passer les examens de rigueur (santé, règles de conduite des voitures et  épreuve de conduite). Pour des renseignements supplémentaires prière de vous adresser au Touring

Club ou au Ministère des Transports.

 

LECTURES

SUGGERÉES

 

Agua de los Andres: Esplendor y Magia de los Rios, Lagos y Manantiales del Peru.

Walter H. Wust. Lima Peisa editores, 1998.

 

Altur '98, Lima : PromPerú et Unión Europea eds., 1998.

 

Callejon de Huaylas y Cordillera Blanca : Informacion Turistica, Felipe Díaz B. 1989.

 

Cordillera Huayhuash, Adam Kolff et Jim Bartle. Lima : Nuevas imágenes S.A. et Instituto de Montaña 1998.

 

Diversidad Biologica del Peru

Zonas Prioritarias para su Conservacion Lima : FANPE-Proyecto de Cooperación Perú-Alemania, 1996.

 

El Album de la Arena, Alejandro

Balaguer : Lima, Peisa editores, 1997.

 

El Peru a toda Costa

Lima : Editur S.A. 1997.

 

Exploring Cuzco Peter Frost 1985.

 

Footprints to the Past Pre-Inca trek from Olleros to Chavin.

Lima : PromPerú & Unión Europea, 1998

 

Guia Inca del Peru : Destinos Turisticos y Red Vial. Walter H.Wust.

Lima : Peisa editores, 1998

 

Kuntursuyo, el Territorio del Condor, Peru : Parques Nacionales y otras Areas de Conservacion Ecologica

Lima : Peisa editores, 1994.

 

Los Parques Nacionales del Peru

Marc J. Dourojeanni y Carlos F. Ponce

Lima : INCAFO, 1978.

Parque Nacional Huascaran, Jim Bartle. 1985.

 

Parques Nacionales del Peru

Salomón Vílchez Murga, 1968.

 

Peru-El Dorado (revista trimestral), números 1-15, Lima : PromPerú.

 

Peru Magico, Lima : PromPerú, 1997.

 

Plan de uso Turistico y Recreativo del Parque Nacional Huascaran

Lima : Instituto de Montaña, 1996

 

Por los Caminos del Peru en Bicicleta, Lima : Editur S.A. 1998.

 

Santuario Historico Machu Picchu, Peter Frost y otros. Lima : Nuevas imágenes, 1995.

 

Trails of the Cordilleras Blanca & Huayhuash, Jim Bartle, 1985.

 

Uturunkusuyo, el Territorio del Jaguar, Peru : Parques Nacionales y otras Areas de Conservacion Ecologica

Lima : Peisa editores, 1996

 

Wed Sites d’Interêt

 

www.frommers.com

(Arthur Frommer Magazines LLC)

 

www.greenbuilder.com

(Sustainable Scurces Environmental Website)

 

www.lonelyplanet.com

(Lonely Planet Publications)

 

www.planeta.com

(Eco Travel in Latin America)

 

www.peruonline.net

(PromPerú)

 

www.samexplo.org

(South American Explorers Club)

 

www.travel.roughguides.com

(The Rough Guide Online Travel)